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La veillée de Noël et les légendes qu'on y raconte... -Les Légendes

La veillée de Noël et les légendes qu'on y raconte... -Les Légendes


Ce qui fait le plus grand charme de la veillée de Noël, ce sont assurément les légendes qu'on y raconte : leur ensemble forme un des plus captivants chapitres de la littérature populaire ; elles sont tour à tour terribles ou touchantes, dramatiques ou gracieuses. Il serait bien difficile de dire quelle est l'origine de ces fables, historiettes ou contes, qui ont trait à la naissance de l'Enfant-Dieu. Ces récits, auxquels les vieillards savent donner tant de charmes, font toujours les délices des enfants.

Les légendes de la veillée de Noël peuvent se diversifier d'après les êtres qui entrent en scène. Etres inanimés, animaux, démons, récits édifiants ; tel est l'ordre que nous suivrons.

Etre inanimés
En Franche-Comté, on raconte qu'une roche pyramidale, qui domine la crête d'une montagne, tourne trois fois sur elle-même pendant la-Messe de minuit, quand le prêtre lit la généalogie du Sauveur. En cette même, nuit, les sables des grèves, les rocs des collines, les profondeurs des vallées s'entrouvrent et tous les trésors enfouis dans les entrailles de la' terre apparaissent à la clarté des étoiles.
Dans cette même contrée existe la légende de la pierre qui vire. C'est une pierre pointue dressée en équilibre sur un rocher, entre les villages de Scey-en-Varais et de Cler, et qui, dit-on, fait un tour complet sur elle-même au coup de minuit, à Noël (L'abbé V..., du diocèse de Besançon).
Dans les Vosges, la pierre tournerose, bloc élevé qui existait près de Remiremont, se mettait elle-même en mouvement quand les cloches de Remiremont, de Saint-Nabord et de Saint-Etienne (deux paroisses voisines de Remiremont) appelaient les fidèles à la Messe de minuit (Richard, Traditions populaires).
C'est surtout au pays de Caux (Seine-Inférieure) qu'existe la légende des pierres tournantes. Ces pierres faisaient autrefois trois tours sur elles-mêmes pendant la Messe de minuit, et les monstres qui étaient censés y habiter exécutaient autour d'elles des danses folle3 qu'il eût été dangereux de troubler. Citons la chaise de Gargantua à Duclair, la pierre Gante à Tancarville, la pierre du Diable à Griquetot-sur-Ouville.
A Minières, dans le Cotentin (Manche), au carrefour des Mariettes, se trouve un bloc de pierre pesant mille kilos, qui, dit-on, saute trois fois, le jour de Noël, à minuit.
On croit encore, au pays de Caux, que les cloches perdues sonnent pendant la Messe de minuit.
Certains affirment avoir entendu l'ancienne cloche de l'église des moines d'Ouville-l'Abbaye, qui passe pour être enfouie dans le " Bosc-aux-Moines ", à Boudeville.




Mais il faut surtout lire les légendes bretonnes.
Nombreuses autant qu'énormes sont les pierres qui se déplacent pendant la Messe de minuit, pour aller boire, comme des moutons altérés, aux rivières et aux ruisseaux.
Un mégalithe, près de Jugon (Côtes-du-Nord), se rend à la rivière de l'Arguenon. Dans le bois de Couardes, un bloc de granit, haut de trois mètres, descend pour aller boire au ruisseau voisin et remonte à sa place de lui-même.
Il y a, au sommet du mont Beleux, un menhir qui se laisse enlever par un merle et qui met à découvert un trésor.
Il faut entendre surtout, telle qu'elle nous est contée par Emile Souvestre, la jolie légende des pierres de Plouhinec qui vont boire à la rivière d'Intel (Emile Souvestre, Le Foyer Breton, tome II. p. 181).
La plus célèbre était jadis la grosse pierre de Saint-Mirel, dont Gargantua se servit pour aiguiser sa faux, et qu'il piqua, après la fauchaison, comme on la retrouve encore aujourd'hui.
Elle cachait un trésor qui tenta un paysan des alentours.
Ce paysan était si avare qu'il n'eût pas trouvé son pareil : le liard du pauvre, la pièce d'or du riche, il prenait tout ; il se serait payé, s'il eût fallu, avec la chair des débiteurs.
Quand il sut qu'à la Noël les roches allaient se désaltérer dans les ruisseaux, en laissant à découvert des richesses enfouies par les anciens, il songea, pendant toute la journée, à s'en emparer.
Pour pouvoir prendre le trésor, il fallait cueillir, durant les douze coups de minuit, le rameau d'or qui brillait à cette heure seulement dans les bois de coudriers et qui égalait en puissance la baguette des plus grandes fées. Lors, ayant cueilli le rameau, il se précipita de toute sa force vers le plateau où le rocher de Gargantua profilait sa masse sombre, et, lorsque minuit eut sonné, il écarquilla les yeux.
Lourdement le bloc de pierre se mettait en marche, s'élevant au-dessus de la terre, bondissant comme un nomme ivre à travers la lande déserte, avec des secousses brusques qui faisaient sonner au loin le terrain de la vallée.
Jusqu'à ce moment la branche magique éclairait l'endroit que la pierre venait de quitter. Un vaste trou s'ouvrait, tout rempli de pièces d'or.
Ce fut un éblouissement pour l'avare, qui sauta au milieu du trésor et se mit en devoir de remplir le sac qu'il avait apporté. Une fois le sac bien chargé, il entassa ses pièces d'or dans ses poches, dans ses vêtements, jusque dans sa chemise. Dans son ardeur, il oubliait la pierre qui allait venir reprendre sa place. Déjà les cloches ne sonnaient plus. Tout à coup le silence de la nuit fut troublé par les coups saccadés du roc qui gravissait la colline et qui semblait frapper la terre avec plus de force, comme s'il était devenu plus lourd après avoir bu à la rivière. L'avare ramassait toujours ses pièces d'or. Il n'entendit pas le fracas que fit la pierre quand elle s'élança d'un bond vers son trou, droite comme si elle ne l'avait pas quitté.
Le pauvre homme fut broyé sous cette masse énorme, et de son sang il arrosa le trésor de Saint-Mirel (Lectures pour Tous, déc. 1903, p. 190.).





Animaux
Il existe, en France surtout, une croyance populaire dont les formes varient suivant les différentes contrées : c'est la conversation des animaux entre eux pendant la Messe de minuit et surtout pendant la lecture ou le chant de la Généalogie.
C'est sans doute une réminiscence de la représentation de l'ancien " Mystère de la Nativité ", pendant laquelle on faisait parler les animaux.
Cette croyance si répandue, avec de nombreuses variantes, peut se résumer ainsi : un paysan, probablement ivre, ayant omis d'offrir à son bétail le réveillon traditionnel, entend ce dialogue entre les deux grands b½ufs de son étable :
Premier b½uf : " Que ferons-nous demain, compère"?
Second b½uf : " Porterons notre maître en terre... "
Le maître, furieux, en entendant cette prédiction, saisit une fourche pour frapper le prophète de malheur ; mais, dans sa précipitation, il se blesse maladroitement lui-même à la tête... et le lendemain les b½ufs le portent en terre.
Tel est le thème développé différemment suivant les provinces.

Dans les Vosges, à la Bresse, canton de Saulxures-sur-Moselotte, on a soin de donner abondamment à manger aux animaux avant d'aller à la Messe de minuit. A Comimont, au Val-d'Ajol, on croit encore que les animaux se lèvent et conversent ensemble pendant la Messe de minuit. On raconte à ce sujet qu'un habitant de Cornimont, jouissant de la réputation d'esprit fort, voulut s'assurer de ce fait surnaturel. 11 alla se coucher dans un coin obscur de l'écurie située derrière sa maison.
A l'heure de minuit, il vit un de ses b½ufs se réveiller, puis se lever pesamment et demander, en bâillant, à son compagnon de fatigue, ce qu'ils feraient tous deux le lendemain. Celui-ci lui répondit qu'ils conduiraient leur maître au cimetière. La chose ne manqua pas d'arriver, dit la tradition : notre esprit fort fut saisi d'une telle frayeur qu'il en tomba raide mort sur place. Ainsi, sans doute, le racontèrent les b½ufs.

On assure aussi qu'une semblable aventure arriva à une femme de Raon-aux-Bois, canton de Remiremont. Poussée par la curiosité, elle alla visiter ses étables pendant la Messe de minuit. Elle apprit également de ses b½ufs qu'ils ne tarderaient pas à la conduire en terre (Traditions populaires, par Richard. Remiremont, 4818). La nuit de Noël est célèbre par une vieille légende que les paysans landais racontent avec terreur, pendant les veillées d'hiver.
Ils prétendent que le jour de Noël, vers minuit, l'âne et le b½uf se mettent à parler entre eux. Ils causent du temps où l'Enfant-Jésus n'avait pour se réchauffer que leur haleine. Ce don miraculeux de la parole est le cadeau envoyé tous les ans par le Ciel à ces deux animaux, en souvenir des bons offices rendus à l'Enfant-Jésus dans l'étable de Bethléem. Mais malheur à celui qui tente de surprendre leur mystérieuse conversation.
Sa témérité est punie d'une manière terrible : il tombe mort à l'instant même (Le Petit Landais, 25 décembre 1902).
Un bon paysan de Gaillères l'éprouva à ses dépens. Pour se convaincre de la vérité du fait, il vint écouter à l'étable, et voilà qu'à minuit juste, le b½uf dit à son voisin :
" Hoù Bouêt ? - Hoù Bortin.
- Que haram-nous, douman matin ?
- Que pourteram lou boue ou clôt. E lou boue que mouri sou cop " (Sorcières et loups-garous dans les Landes, p. 39).
Voici comment Laisnel de Lasalle a gracieusement brodé cette légende : la scène se passe en Berry (Croyances et légendes, tom. I, p. 17).
" On assure qu'au moment où le prêtre élève l'hostie pendant la Messe de minuit, toutes les aumailles (bêtes à cornes) de la paroisse s'agenouillent et prient devant îa Crèche. On assure encore qu'après cette oraison toute mentale, s'il existe dans une étable deux b½ufs qui sont frères, il leur arrive infailliblement de prendre la parole.
" On raconte qu'un boiron (On appelle boiron le jeune g-areon qui touche on aiguillonne les b½ufs pendant le labourage. - On dit aussi boyer pour bouvier - en italien, boaro) qui, dans ce moment solennel, se trouvait couché près de ses b½ufs, entendit le dialogue suivant :
" - Que ferons-nous demain ? demanda tout à coup le plus jeune du troupeau.
" - Nous porterons notre maître en terre, répondit d'une voix lugubre un vieux b½uf à la robe noire, et tu ne ferais pas mal, François, continua l'honnête animal en arrêtant ses grands yeux sur le boiron qui ne dormait pas, tu ne ferais pas mal d'aller l'en prévenir, afin qu'il s'occupe des affaires de son salut.
" Le boiron, moins surpris d'entendre parler ses bêtes qu'effrayé du sens de leurs paroles, quitte l'étable en toute hâte et se rend auprès du chef de la ferme pour lui faire part de la prédiction.
" Celui-ci se trouvait attablé avec trois ou quatre francs garnements de son voisinage et, sous prétexte de faire le réveillon, présidait à une monstrueuse orgie, tandis que la cosse de Nau (bûche de Noël) flamboyait dans l'âtre et que sa femme et ses enfants étaient encore à l'église.
" Le fermier fut frappé de l'air effaré de François à. son arrivée dans la salle.
- Eh bien? Qu'y a-t-il? lui demanda-t-il brusquement.
" - Il y a que les b½ufs ont parlé, répondit le boiron consterné.
" - Et qu'ont-ils chanté ? reprit le maître.
" - Ils ont chanté qu'ils vous porteraient demain en terre ; c'est le vieux Noiraud qui l'a dit, et il m'a même envoyé vous en avertir, afin que vous ayez le temps de vous mettre en état de grâce.
" - Le vieux Noiraud en a menti, et je vais lui donner une correction, s'écria le fermier, le visage empourpré par le vin et la colère.
Et, sautant sur une fourche de fer, il s'élance hors de la maison et se dirige vers les étables. Mais il est à peine arrivé au milieu de la cour qu'on le voit chanceler, étendre les bras et tomber à la renverse.
" Etait-ce l'effet de l'ivresse, de la colère ou de la frayeur ?
" Nul ne le sait.
" Toujours est-il que ses amis, accourus pour le secourir, ne relevèrent qu'un cadavre et que la prédiction du vieux Noiraud se trouva accomplie.
" Depuis cette aventure, que l'on dit fort ancienne, les b½ufs ont toujours continué à prendre, une fois l'an, la parole ; mais personne n'a plus cherché à surprendre le secret de leur conversation. "


" A Romorantin, nous écrit un de nos correspondants, lorsque j'étais enfant, on me recommandait de me trouver à la Crèche, le jour de Noël, à minuit sonnant; c'était, me disait-on, l'heure où le b½uf et l'âne empruntaient la voix humaine pour saluer le Christ naissant. "
Dans le Colentin, où la foi est naïve, on est persuadé que toute la création adore le petit Jésus, à Noël. A l'heure de minuit, dit-on, tous les animaux de ferme s'agenouillent, et tel curieux qui voudrait alors pénétrer dans l'étable, uniquement pour s'assurer du fait, serait immédiatement puni de sa témérité (Ces détails nous ont été donnés par un habitant de Millieres, Manche).

Démons et croyances superstitieuses
Un ancien Noël nous donne une description frappante et naïve de la rage du démon, à la venue du Messie :
Ara : J'endêve.
Le démon, assurément,
Dedans son c½ur endêve,
Car Dieu vient présentement
Pour sauver les fils d'Adam
Et d'Eve, d'Eve, d'Eve !
Il régnait absolument
Sans nous donner de trêve,
Mais ce saint avènement
Délivre les fils d'Adam
Et d'Eve, d'Eve, d'Eve!
Chantons Noël hautement,
Sortons de notre rêve,
Bénissons le sauvement
De tous les enfants d'Adam
Et d'Eve, d'Eve, d'Eve (Bible des Noëls, p. 33) !

La nuit de Noël est la plus mystérieuse de toutes les nuits. Il semble que Satan, exaspéré par l'échec que ce divin anniversaire lui remet en mémoire, sente, à chaque retour de la grande fête, redoubler sa haine et sa rage contre l'humanité. C'est alors qu'il sème dans les sentiers et sur les carroirs (On donne le nom de carroirs à tous les carrefours champêtres, c'est-à-dire à tout terrain vague ou désert où viennent se croiser plusieurs chemins) que doivent parcourir les pieuses caravanes de la Messe de minuit, ces larges et splendides pistoles qui jettent dans l'ombre de si magiques et de si attrayants reflets. C'est alors qu'il ouvre, au pied des croix et des oratoires champêtres, ces antres béants au fond desquels on voit ruisseler des flots d'or. Malheur à celui qui tente de garnir son escarcelle de cette brillante monnaie. Chaque pistole ramassée échappe aussitôt des mains, en laissant aux doigts une empreinte noire, ineffaçable, avec une sensation de brûlure atroce, pareille à celle du feu de l'enfer.

Le Maufait (le malfaisant, le diable) est partout, on le rencontre courant la campagne sous les formes les plus imprévues.

Autrefois, au collège de Saint-Anand, un vieux domestique contait ainsi l'aventure fantastique qui lui était arrivée le 25 décembre 1783.
Malgré les recommandations de son père, il avait tendu des collets dans un ancien cimetière. Il y courut pendant la Messe de minuit et trouva pris au piège un lièvre qui, au lieu de l'attendre, se coupa la patte avec les dents. Lui de le poursuivre, l'autre de se sauver aussi vite que le lui permettait sa blessure. Enfin, après une longue course, ils arrivèrent tous les deux aux bords du Cher, et au moment où le chasseur allait mettre la main sur sa proie, la maligne bête franchit la rivière d'un seul bond. Alors se tournant vers le jeune homme épouvanté : Eh bien ! L'ami, s'écria le Diable qui avait repris sa forme, est-ce bien sauté pour un boiteux? "
En Limousin, fans les campagnes, existe cette croyance que les maléfices, les sortilèges, toutes les ½uvres de l'Esprit du mal perdent, la nuit de Noël, leur puissance ; qu'il est possible de pénétrer jusqu'aux trésors les plus cachés, la vigilance des monstres ou des êtres surnaturels qui les gardent se trouvant en défaut, ou leur pouvoir suspendu (M. G-, de la Société archéologique du Limousin).


Shakespeare, le grand poète anglais, connaissait cette tradition quand, dans Hamïet, il fait dire à Marcellus :
Some say that ever'gainst that season comes,
Wherein Our Saviour's birth is celebrated,
The bird of dawning singeth a night long ;
And then, they say, no spirit dare stir abroad ;
The nights are wholesome ; then no planets strike,
No fairy take, nor witch hath power to charm ;
So hallowed and so gracious is the time
( Shakespeare, Hamlet, acte I, scène I).

Il y en a qui disent que toujours à l'époque
Où est célébrée la naissance de notre Sauveur,
L'oiseau de l'aurore (Le coq) chante tout le long de la nuit;
Alors, dit-on, aucun esprit n'ose errer dans l'espace :
Les nuits sont sans malignité, nulle planète ne peut nuire,
Nulle fée ne prend, et nulle sorcière n'a le pouvoir de jeter des sorts ;
Si béni et si plein de grâce est ce moment de l'année !
Et, en effet, un moment vient où le Malin est enfin réduit à l'impuissance : c'est lorsque tinte le premier coup de minuit. Ecoutez plutôt ce que lit Jean Scouarn, de Saint-Michel-en-Grève, près de Ploumilliau (Côtes-du-Nord).
Un jour qu'il errait sur les grèves de Saint-Michel, il rencontra un pauvre chemineau qui, pour le remercier d'un morceau de pain qu'il lui avait donné, lui révéla le moyen de gagner la fortune et le bonheur. Il lui apprit, en effet, qu'au milieu de la grève se dressait un château habité par une princesse, belle comme une fée et riche


# Posté le vendredi 14 décembre 2007 14:03

La bûche de Noël - La bûche de Noel en Provence

La bûche de Noël - La bûche de Noel en Provence


Les Provençaux apportaient au foyer le joyeux cariguié, ou vieux tronc d'olivier choisi pour brûler toute la nuit; ils s'avançaient solennellement en chantant les paroles suivantes : Caclio fio. Cache le feu (ancien).
Bouto fio. Allume le feu (nouveau).
Dieou nous allègre. Dieu nous comble d'allégresse !

Le plus ancien de la famille arrosait alors ce bois, soit de lait, soit de miel, en souvenir de l'Eden, dont l'avènement de Jésus est venu réparer la perte, soit de vin, en souvenir de la vigne cultivée par Noé, lors de la première rénovation du monde. Le plus jeune enfant de la maison prononçait, à genoux, ces paroles que son père lui avait apprises :
" O feu, réchauffe pendant l'hiver les pieds frileux des petits orphelins et des vieillards infirmes, répands ta clarté et ta chaleur chez les pauvres et ne dévore jamais l'étable du laboureur ni le bateau du marin. "

Cette scène si touchante de la bûche de Noël occupe toute une salle du musée d'Arles ; en voici la description : Neuf mannequins de grandeur naturelle sont groupés autour de la cheminée dans laquelle flambe la bûche de Noël. La première personne de gauche est l'aïeul, en costume du dix-huitième siècle. Il arrose, il bénit la bûche avec, du vin cuit et prononce les paroles sacramentelles. Cette formule renferme tout à la fois une prière et d'heureux souhaits pour toute la famille, debout devant la table chargée des plats réglementaires.

Alègre ! Alègre ! Dieu nous alègre.
Calendo ven, tout ben ven
E se noun sian pas mai, que noun fuguen men !
Dieu vous fague la graci de veire l'an que ven.

Dieu nous tienne en joie ; Noël arrive, tout bien arrive ! Que Dieu nous fasse la grâce de voir l'année prochaine, et si nous ne sommes pas plus nombreux, que nous ne soyons pas moins ! "

En face, assise, l'aïeule file sa quenouille. Derrière elle, le fermier, aîné des garçons, dit lou Pelot, s'appuie sur la cheminée, ayant sa femme vis-à-vis. A coté du Pelot, sa jeune s½ur, souriante et rêveuse ; elle s'entretient avec lou rafi (valet de ferme). Près de la table, à gauche, l'aînée des filles prépare le repas, tandis qu'au fond le guardian, armé de son trident, et le berger avec son chien, se préparent à assister au festin familial. Une jeune enfant écoute religieusement la bénédiction du grand-père (benedicioun d'ou cacho-fio) (Le Museon Arlaten, par Jeanne de Flandreysy).

Mistral, quand il fut nommé membre de l'Académie marseillaise, en cette langue provençale si colorée, qu'il parle si bien, nous a donné, dans son discours, un tableau pittoresque de cette scène ravissante de la bûche de Noël :
" Au bon vieux temps, la veille de Noël, après le grand repas de la famille assemblée, quand la braise bénite de la bûche traditionnelle, la bûche d'olivier blanchissait sous les cendres et que l'aïeul vidait, à l'attablée, le dernier verre de vin cuit, tout à coup, de la rue déjà dans l'ombre et déserte, on entendit monter une voix angélique, chantant par là-bas, au loin dans la nuit. "

Et le poète nous conte alors une légende charmante, celle de la Bonne Dame de Noël qui s'en va dans les rues, chantant les Noëls de Saboly à la gloire de Dieu, suivie par tout un cortège de pauvres gens, miséreux des champs et des villes, gueux de campagne, etc., accourus dans la cité en fête.

" Et vite alors, tandis que la bûche s'éteignait peu à peu, lançant ses dernières étincelles, les braves gens rassemblés pour réveillonner ouvraient leurs fenêtres, et la noble chanteuse leur disait : " Braves gens, le bon Dieu est né, n'oubliez pas les pauvres ! " Tous descendaient alors avec des corbeilles de gâteaux, et de nougats - car on aime fort le nougat dans le Midi - et ils donnaient aux pauvres le reste du festin ".

Comment résister au désir que nous avons depuis longtemps de publier la bûche de Noël de Frédéric Mistral qui a bien voulu correspondre avec nous et nous donner des renseignements si intéressants sur les coutumes de Noël.

Cette description si gracieuse, si poétique, faisait primitivement partie du poème de Mireille : l'auteur a cru devoir la supprimer pour éviter les longueurs. (Il faut être bien puissant et bien sûr de soi pour négliger un tel tableau ou le reléguer dans les bas côtés de son ½uvre. Lisons, relisons la traduction de ces beaux vers. Quelle naïveté ! Quelle beauté simple et pieuse ! Quelle rusticité pleine de saveur! De plus, quelle noblesse fière ! Oui, c'est ainsi que doit être sauvée Pâme d'un peuple et maintenue la haute tradition d'un pays. Chaque stance est soutenue par un souffle divin (X***)).

" Ah ! Noël, Noël, où est ta douce paix ? Où sont les visages riants des petits enfants et des jeunes filles ? Où est la main calleuse et agitée du vieillard qui fait la croix sur le saint repas ?

" Alors le valet qui laboure quitte le sillon de bonne heure, et servantes et bergers décampent, diligents. Le corps échappé au dur travail, ils vont à leur maisonnette de pisé, avec leurs parents, manger un c½ur de céleri et poser gaiement la bûche au feu avec leurs parents.

Du four, sur la table de peuplier, déjà le pain de Noël arrive, orné de petits houx, festonné d'enjolivures. Déjà s'allument trois chandelles neuves, claires, sacrées, et dans trois blanches écuelles germe le blé nouveau, prémice des moissons.

Un noir et grand poirier sauvage chancelait de vieillesse. L'aîné de la maison vient, le coupe par le pied, à grands coups de cognée, l'ébranlé et, le chargeant sur l'épaule, près de la table de Noël, il vient aux pieds de son aïeul le déposer respectueusement.

Le vénérable aïeul d'aucune manière ne veut renoncer à ses vieilles modes. 11 a retroussé le devant de son ample chapeau, et va, en se hâtant, chercher la bouteille. H a rois sa longue camisole de cadis blanc, et sa ceinture, et ses braies nuptiales, et ses .guêtres de peau.

Cependant, toute la famille autour de lui joyeusement s'agite... - " Eh bien? Posons-nous la bûche, enfants ? - " Allégresse ! Oui ". Promptement, tous lui répondent : " Allégresse. " - Le vieillard s'écrie : " Allégresse ! Que notre Seigneur nous emplisse d'allégresse ! Et si une autre année nous ne sommes pas plus, mon Dieu, ne soyons pas moins ! "

Et, remplissant le verre de clarette devant la troupe souriante, il en verse trois fois sur l'arbre fruitier. Le plus jeune prend l'arbre d'un côté, le vieillard de l'autre, et s½urs et frères, entre les deux, ils lui font faire ensuite trois fois le tour des lumières et le tour de la maison.

Et dans sa joie, le bon aïeul élève en l'air le gobelet de verre : " 0 feu, dit-il, feu sacré, fais que nous ayons du beau temps ! "

Bûche bénie, allume le feu ! Aussitôt, prenant le tronc dans leurs mains brunes, ils le jettent entier dans l'âtre vaste. Vous verriez alors gâteaux à l'huile et escargots dans l'aïoli heurter dans ce beau festin vin cuit, nougat d'amandes et fruits de la vigne.

D'une vertu fatidique vous verriez luire les trois chandelles, vous verriez des esprits jaillir du feu touffu, du lumignon vous verriez pencher la branche vers celui qui manquera au banquet, vous verriez la nappe rester blanche sous un charbon ardent et les chats rester muets !

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# Posté le vendredi 14 décembre 2007 14:08

QUELQUES RECETTE DE NOEL !!!

QUELQUES RECETTE DE NOEL  !!!


Gâteau du Président

Temps total: 3 heures 15 minutes

Temps de préparation: 2 heures
Temps de cuisson: 75 min.
Coût: raisonnable
Difficulté: requiert une certaine dextérité



Propos gourmands
En direct de Washington, le Gâteau du Président

Dégustez le même gâteau que mangera le Président le 24 décembre à minuit. Une recette vieille de plus de 2 siècles à la Maison Blanche.
Une tradition qui remonte à Abraham Lincoln.

Ce gâteau est davantage du type brioché.

Trucs et astuces

* le liquide de rose s'obtient en laissant tremper des pétales de roses dans de l'eau tiède 15 minutes; on presse ensuite les pétales pour obtenir le liquide désiré;

** on peut faire griller les amandes au four ou au beurre dans la poêle.


Ingrédients pour 6 personnes
125 ml de lait tiède
3 sachets de levure du boulanger
½ c. à thé de sucre cristallisé
½ t. de pétales de roses rouges (non tassées)
½ c. à thé de safran
4 c. à soupe de brandy
200 g de sucre glace
500 g + de farine
une bonne pincée de sel
1 c. à thé de liquide de rose *
10 jaunes d'oeufs légèrement battus
225 g de beurre coupé en petits dés et ramolli
100 g d'amandes hachées et grillées **
50 g de cerises rouges
2 c. à soupe d'écorce d'orange finement râpée
4 ½ c. à soupe de beurre non salé ramolli

Glaçage

750 ml de crème à fouetter bien froide
50 g de sucre glace
4 c. à s. de brandy


Préparation


Laisser tremper le sucre cristallisé et la levure dans le lait tiède 3 minutes; mélanger et laisser reposer dans un endroit tiède à l'abri des courants d'air jusqu'à ce que le mélange ait doublé de volume
pendant ce temps, faire tremper les pétales de rose dans le brandy pendant 20 minutes; retirer les pétales et laisser égoutter sur du papier absorbant;
dans le même brandy, délayer le safran;
dans un grand bol, verser 325 g de farine et le sucre glace en creusant un puits au centre; verser les ingrédients liquides: lait contenant la levure, le liquide de rose, les jaunes d'oeufs et le brandy au safran;
à l'aide d'une cuillère de bois, incorporer peu à peu la farine et le sucre aux liquides jusqu'à l'obtention d'une consistance homogène; incorporer ensuite les petits dés de beurre et battre jusqu'à ce que la pâte puisse former une boule
disposer la boule sur une surface légèrement farine. Pétrir la pâte en ajoutant 175 g de farine en n'utilisant qu'une très petite quantité à la fois. Lorsque toute la farine est incorporée et que la pâte est devenue lisse et brillante, déposer dans une terrine beurrée; saupoudrer légèrement de farine, recouvrir d'un linge à vaisselle et mettre le bol à l'abri des courants d'air pour une heure environ jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume;
mélanger les pétales de rose, les amandes, les cerises et l'écorce d'orange; saupoudrer 4 c. à thé de farine et mélanger à nouveau pour bien enrober la garniture; D'un coup de poing ferme, écraser la pâte dans la terrine; ajouter les fruits et pétrir jusqu'à ce que les fruits soient bien répartis;
chemiser un grand moule à pain de papier brun bien beurré sur les deux faces; verser la pâte; recouvrir le moule d'un linge et laisser reposer à nouveau une trentaine de minutes. La pâte devrait encore gonfler et atteindre le bord du moule.
Cuisson
faire chauffer le four à 210° F (105° C);
déposer le moule sur la grille inférieure et laisser cuire 15 minutes;
augmenter la température du four à 350° F (160°C) et continuer la cuisson pendant 1 heure; le gâteau bourgeonnera au-dessus du moule.
retirer le gâteau et laisser refroidir 15 minutes avant de démouler.
Glaçage
fouetter la crème jusqu'à ce qu'elle épaississe; ajouter le sucre et le brandy et continuer à fouetter jusqu'à ce qu'elle forme des pics; 2. étendre la crème sur le gâteau et décorer de boutons de roses rouges cristallisés
*** Cristallisation des boutons de roses rouges: passer les boutons de rose dans un blanc d'oeuf battu additionné d'une cuillerée d'eau; passer la rose dans le sucre cristallisé, secouer . et le tour est joué.


Suggestion du sommelier
Un vin doux naturel du Languedoc-Roussillon * Muscat de Rivesaltes










# Posté le vendredi 14 décembre 2007 14:12

RECETTES DE NOEL SUITE MIAMMMMMMM LOL - RECETTES PROVENçALES

RECETTES DE NOEL SUITE MIAMMMMMMM LOL - RECETTES PROVENçALES


Traditions provençales en ce temps des Fêtes
au pays des Santons, des fifres, des tambourins
qui fleurent bon le thym, la garrigue, l'olivier et la fleur d'oranger
Au menu
Soupe à la courge

Oie farcie de truffes ou aux pruneaux

Gratin de blettes

Salade d'hiver avec des noix

Nougat noir au miel

Bûche de Noël aux fruits confits
Serge Peuzin, l'Auberge du Luberon-Peuzin à Apt




Du cacho-fio...


" Lou gros soupa ", c'est en Provence le repas familial que l'on prend le soir de Noël, après la messe de minuit - Une tradition incontournable depuis le Moyen-Age. À St-Rémy-de-Provence, le petit marché permet de trouver tous les ingrédients nécessaires à la préparation du gros souper : morue, cardes, escargots, céleri, sans oublier les " Treize Desserts ".
À Auriol, on fait provision de vistuailles diverses dont la seule énumération vous met l'eau à la bouche : saucisson de pays, boudins, torques, gibassiers, pompes à l'huile, pain de campagne et les inimitables chichis Fregis de tante Claire...

Noël, les fêtes de fin d'année en Provence, c'est un rêve... C'est la traditionnelle crèche vivante avec sa messe de minuit dans chaque village... les santons qui s'animent. C'est aussi l'arrivée des Rois mages, les soupers et les longues soirées au coin du feu... Dans les campagnes, bergers et conteurs ne se font pas prier pour raconter les contes et légendes qui émaillent l'histoire de la Provence. Partout, les boulangers préparent les pains traditionnels et spécialités de fin d'année : pompe à huile, fougasse au beurre, à l'anis...

24 décembre .
C'est un jour privilégié tout ouaté des souvenirs d'autrefois, des gestes séculaires devant la crèche aux santons. Une dernière main à la table pour le "petit souper" de 19H00 qui regroupera toute la famille pour la veillée: bouillon de poule dans lequel nagent de grosses nouilles dentelées, une belle morue poêlée aux oignons et aux olives, un chapon ou une oie bien dodue farcie de truffes ou aux pruneaux accompagné d'un gratin de blettes confit au four avec le jus de la volaille, une salade d'hiver parsemée de croûtons à l'ail et une tarte à la courge. Le repas prend des heures. Entre les services, chacun apporte sa contribution de récits et de mémoires parlés et les bon conteurs, entre des chants et de la musique, racontent la pastorale, l'histoire de la Nativité entrecoupée d'anecdotes fleurant bon le terroir.

Un peu lourd, chacun se lève pour se préparer pour la Messe de Minuit. C'est au plus vieux de la tablée que revient l'honneur de bouter le feu, c'est-à-dire d'allumer la bûche de Noël, répétant les gestes traditionnels d'arroser, par trois fois de suite, cette souche tirée d'un arbre fruitier (poirier, cerisier ou olivier) avec du vin ou de l'huile d'olive avant de la déposer dans le foyer et d'y Bouta Cacho-fio = bouter le feu en prononçant la phrase rituelle:

A l'An qui vient, si li sian pas mal (A l'An prochain . si nous y sommes pas plus,
qué li sieguen pas mén. (que nous n'y soyons pas moins).

Puis la maîtresse de maison dépose dans le foyer la courge dans laquelle cuira le potage pendant la Messe de Minuit.
Puis vient la messe de Minuit. Bergers et bergères se rendent en procession jusqu'à l'église. Le prieur, devant l'autel prend l'agneau dans ses bras et entame le récit du voyage qu'ils ont fait à travers collines et vallons pour venir adorer le petit Jésus qui vient de naître dans la crèche en cette période de l'agnelage.

A Saintes-Maries-de-la-Mer, bergers, gardians et pêcheurs se rendent à l'église, une lanterne accrochée au trident tandis que sur la montagne de Frigolet serpentent des colonnes de ménagers et de jardiniers venus des plaines de la Petite-Crau et des flancs des Alpilles.

À Noël, il est coutume de distribuer, au sortir de la Messe de Minuit, des fougassettes niçoises (à ne pas confondre avec la fougasse) - un pain brioché tressé, parfumé à la fleur d'oranger et au safran, parfois farci de cédrat confit.



Au gros souper
Au retour de la Messe de Minuit, c'est le "gros souper", un repas maigre mais rempli de symbolisme. La table est dressée sur trois nappes les unes sur les autres - une pour chaque personne de la Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint-Esprit et éclairée par 3 bougies. Elle est ornée de petits houx à boules rouges, de belles roses de Jéricho, du blé de Ste-Barbe semé avant le 14 décembre. Les plats sont au nombre de sept et représentent les sept douleurs de la Vierge.

Après la soupe à la courge (1), on éteint une première bougie et on enlève une nappe en prenant soin de la secouer sur la deuxième nappe avec ses miettes et ses quignons de pain.

On gobe ensuite des escargots (2) qui ont été cuits au court-bouillon, servis dans le jus de cuisson réduit, assaisonné et bien tomaté. A Arles, on ne gobe pas les escargots mais on les enlève de leur coquille avec une épine pour les manger avec l'aioli.

Tout repas maigre implique la présence de poisson, le plat traditionnel demeurant la morue séchée en raquettes salées, en brandade (3), suivi d'un mulet aux olives et aux oignons frits (4);

On sert ensuite les légumes traditionnels (5): chou-fleur, cardon, céleri, artichaut arrosés d'huile d'olive pressée, dans une sauce blanche ou encore accompagnés de la traditionnelle anchoiade

une salade frisée bien rehaussée de croûtons à l'ail (6)

Vous n'avez plus faim . que ferez-vous devant le septième plat composé de 13 desserts!
Mais avant d'apporter compotiers et plateaux, il faut d'abord souffler la deuxième bougie et enlever la deuxième nappe.

Le treizième plat comporte treize desserts .et oui, c'est comme si on voulait tout garder dans les tons neutres afin de mieux exploser au moment du dessert. Ils sont au nombre de 13 comme les convives de la Cène. Il n'y a pas de bûche aux marrons, de sorbets mais un échantillonnage des produits tirés de la nature, la saveur de l'automne au temps de la cueillette, du séchage et des confitures: Il faut apporter dans l'ordre:

fougasse (galette) ou pompe à l'huile à base de fine fleur de farine, d'huile d'olive, d'eau de fleur d'oranger. et de cassonade;
nougat blanc de noisettes, pignons et pistaches
Nougat noir au miel
Les 4 mendiants:

figues sèches (Franciscains)
amandes (Carmélite)
raisins secs (Dominicains)
et noix (Augustins)
Les 6 fruits:

raisins d'Italie conservés au grenier ou poires d'hiver
la pâte de coing ou fruits confits dans la région d'Apt ou de Carpentras
oranges
mandarines ou cédrats confits
tarte à la courge
les dattes : symbole du Christ venu de l'Orient
Les 13 desserts sont souvent accompagnés de ratafia de cerises et de carthagène.
Il ne reste plus qu'à nouer les quatre coins de la troisième nappe pour en faire un baluchon et apporter aux pauvres les reliefs du souper.


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# Posté le vendredi 14 décembre 2007 14:15

Origines du Père Noel

Origines du Père Noel


C'est Saint Nicolas qui a inspiré le Père Noël.
On retrouve dans la représentation du Père Noël tout ce qui faisait la symbolique du personnage de Saint Nicolas :
la longue barbe blanche, la mitre qui est devenu un bonnet de fourrure, le grand manteau rouge. Il voyage dans un traîneau tiré par des rênes, Saint Nicoals voyageait sur le dos d'un âne. Pour cette raison, dans certaines régions de France, les enfants déposent sous le sapin de Noël, un verre de vin pour le Père Noël et une carotte pour son âne.

Chaque région de France lui donna un nom différent :
le Père Noël est appelé " Chalande " en Savoie,
" Père janvier " en Bourgogne et dans le Nivernais,
" Olentzaro " dans le pays basque ou encore
" Barbassionné " en Normandie.

Saint Nicolas a été importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands ou hollandais où il aurait pris une l'ampleur commerciale que nous connaissons actuellement, subit des transformations vestimentaires et culturelles pour se transformer en un Père Noël plus convivial et serait ensuite revenu en Europe.

Pour les américains, Saint Nicolas est Sinter Klaas qui devint Santa Claus.

En 1821 : un pasteur américain, Clément Clarke Moore écrivit un conte de NOËL pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes.
Il le fit dodu, jovial et souriant. Il remplaça la mitre du Saint Nicolas par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge et le débarrassa du Père Fouettard. L'âne fut remplacé par 8 rennes fringuants.
Mais c'est à la presse américaine que revient le mérite d'avoir réuni en un seul et même être les diverses personnifications dispensatrices de cadeaux.
1823 : L'événement qui contribua certainement le plus à l'unification de ces personnages fut sans aucun doute la publication du fameux poème de Clement Clarke Moore. Intitulé "A Visit From St. Nicholas", ce poème fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823. Repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains, ce récit fut ensuite traduit en plusieurs langues et diffusé dans le monde entier.

En 1860, Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir.
En 1885, Nast établissait la résidence officielle du père Noël au pôle Nord au moyen d'un dessin illustrant deux enfants regardant, sur une carte de monde, le tracé de son parcours depuis le pôle Nord jusqu'aux États-Unis.
L'année suivante, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisait que sa manufacture de jouets et "sa demeure, pendant les longs mois d'été, est cachée dans la glace et la neige du pôle Nord".
C'est en 1931, que le père Noël prit finalement une toute nouvelle allure dans une image publicitaire, diffusée par la compagnie Coca-Cola. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le père Noël avait désormais une stature humaine (le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible), un ventre rebondissant, une figurine sympathique, un air jovial. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Ceci est plus marqué aux Etats Unis, car en France, le père Noël a conservé une longue robe rouge.
Coca Cola souhaitait ainsi inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver.
Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du père Noël dans la presse écrite et, ensuite, à la télévision partout dans le monde.


Et si le Père Noël était un Roi mage ?

Une légende russe raconte qu'il existe un 4e Roi mage, qui conduit sur la steppe un traineau tiré par des rennes et rempli de cadeaux pour les enfants. Depuis 2000 ans il a renoncé à trouver l'enfant Jésus, alors il comble de cadeaux les enfants qu'il rencontre en cours de route.

# Posté le vendredi 14 décembre 2007 14:26